[COMPTE-RENDU CONFERENCE] L’excision : comprendre pour mieux agir

[COMPTE RENDU CONFERENCE] 

L’excision : comprendre pour mieux agir

Intervenantes :

  • Docteur Sarah ABRAMOWICZ : gynécologue obstétricienne spécialisée dans la réparation des femmes qui ont été victimes de mutilations génitales, elle pratique entre autres la transposition du clitoris.
  • Madame Fatoumata SYLLA : travaille dans une unité mixte de l’Inserm et de l’Ined sur des problématiques de recherche autour de la santé maternelle et infantile et réalise une thèse de santé publique à l’Université Paris Saclay sur les conséquences des mutilations génitales féminines sur la santé reproductive des femmes
  • Madame Ghada HATEM : gynécologue de profession mais plus généralement connue comme étant la fondatrice de la « Maison des femmes ».

 

Quelques chiffes introductifs de l’UNICEF :

  • 125 millions de filles et de femmes sont victimes de cette pratique
  • 30 millions sont à venir selon l’évolution
  • 30 000 filles en France (n’ont pas étaient excisées en France mais vivent en France et vont se faire exciser « en vacances »).

 

I. Intervention Mme. Ghada Hatem : qu’est ce que la Maison des femmes ?

  • «Le simple fait d’être une femme est un handicap malgré tout » selon Madame Ghada Hatem qui considère qu’être une femme constitue en soit une situation plus vulnérable. La triple « peine » constitue le fait d’être une femme, d’être pauvre et migrante.
  • Maison des femmes est fondée sur l’objectif n°5 : tous vivre dans un monde pacifique, prospère et durable, cela suppose l’élimination de toutes pratiques préjudicielles.
  • Il existe de nombreuses pratiques traditionnelles néfastes comme les petits pieds des chinoises (consiste à mettre des sortes de sabots qui compriment le pied et empêche de courir en cas de danger) ; repasser les seins des petites filles (car cela exciterait les garçons du village) ; collier des femmes girafes ; politique de l’enfant unique (infanticide des filles : trou générationel).
  • Problème majeur : santé des femmes. Elles étaient considérées avant comme des sorcières et des éternelles malades. Aujourd’hui, leur espérance de vie est plus longue mais elle n’est pas de meilleure qualité. Cela est due à : accouchement, travaux pénibles, harcèlement, sexisme, violences, horaires de travail décalés, travailleuses précaires, métabolisme différent de celui des femmes, stress chroniques, alimentation déséquilibrée, peu d’essai clinique et de recherche sur les femmes (moins de chercheurs femmes). Ex : pour le diabète, les médicaments ont de meilleurs effets chez les hommes que chez les femmes.
  • Chiffres préoccupants :
    – 30% des femmes sont confrontés à des violences conjugales
    – 1 fille excisée dans le monde toutes les 5 secondes
    – de nombreuses morts suite à l’accouchement
  • Selon l’ONU, les violences à l’égard des femmes ont des conséquences pour la santé des femmes : viol, avortement, accouchement, coups et blessures (fractures), traumatismes, grossesses non désirées, infections, dépression, conduites addictives. Cela couterait plus de 4 milliards d’euros à la société.
  • Maison des femmes est localisé à Saint Denis, qui est l’un des départements le plus pauvre de France après les DOM TOM, c’est donc un endroit propice aux violences et idéal pour implanter un centre de santé où les femmes victimes de violence peuvent se faire soigner. La priorité ici est le soin. Le premier interlocuteur le plus facile est souvent le/la médecin, le/la gynécologue ou la sage femme (ou un maïeuticien).
  • 3 parcours :
    – parcours violence : violences conjugales, sexuelles avec accueil, prise en charge, solution
    – parcours centre de planification : contraception, avortement, suivi
    – parcours mutilations sexuelles : détection, prise en charge, consultation, réparation
  • S’ajoutent à cela des groupes de parole, intervention d’acteurs transversaux (avocats, juristes, policiers, sexologues, psychiatres, psychologues, assistantes sociales, conseillères conjugales) et des bénévoles (artistes, ostéopathes).
  • C’est un lieu de prévention et d’éducation : rencontre de jeunes dans des collèges.
  • A obtenu le prix du citoyen européen

 Loi de 2001 : 3 fois par an cours à la vie sexuelle et affective

 

II. Intervention Madame Fatoumata Sylla : contextualisation

  • Date clé : en juin 1993 se tenait la deuxième conférence internationale sur les droits de l’Homme où deux évènements historiques ont eu lieu :
    – les NU ont reconnus que les violences faites aux femmes étaient une violation des droits fondamentaux
    – les mutations génitales constituent une violations faite aux femmes
  • Ces mutilations remontent à 3 000 ans avant JC et cela fait seulement 2 décennies que c’est reconnu.
  • Les mutilations génitales ne concernent pas que les femmes africaines, elles restent majoritairement pratiquées en Afrique mais le sont également au Moyen Orient, au Yemen, dans les pays d’Asie du Sud-Est et dans les pays d’Amérique Latine.
  • Ensuite, elles ne sont pas des pratiques religieuses contrairement à ce que les médias occidentaux font comprendre. Beaucoup de pays de confession non musulmane ne pratique pas l’excision comme en Afrique du Nord. D’ailleurs aucune relation monothéiste ne prescrit la pratique de l’excision. Même si malheureusement, de plus en plus de groupes religieux commence à revendiquer cette pratique.
  • + 200 millions de femmes dans le monde.
  • Cette pratique de l’excision est ancestrale et remonte à l’Egypte antique dont les justifications sont floues. Il s’agirait d’un cadre rituel de fertilité et de pureté (parties au fleuve du Nil). Il s’agissait surtout d’un marqueur social pour les groupes de société les plus aisées.
  • Puis extension aux autres régions du monde et utilisée par les médecins jusqu’en 1950 qui ont justifié cette pratique pour traiter des « états psychologiques » (mélancolie, masturbation, nymphomanie, homosexualité, etc). Encore utilisée jusqu’à l’an dernier par certains médecins occidentaux pour les enfants intersexes avant la reconnaissance par la CEDH de la pratique comme une mutilation.
  • C’est une pratique inhérente à certains groupes ethniques qui existe dans un cadre traditionnel, et non pas inhérente à des pays et nationalités.
  • L’excision a lieu lors de la naissance (encore bébé) ou au cours de l’enfance (au passage à l’âge adulte).
  • But : le clitoris est considéré comme un « organe sale » donc l’excision purifie le corps de la jeune fille, comparé à l’organe masculin qui n’a pas de clitoris.
  • Cette pratique est la marque d’une appartenance à un groupe social, il s’agit d’une norme sociale. Il marque le passage de la jeune fille à l’âge adulte, préserve la chasteté jusqu’au mariage. Certaines femmes demandent même à être excisée pour ne pas être rejetée et pouvoir se marier (être accepté par un futur époux).
  • Pratiqué dans un cadre familial : en présence de figures féminines de la famille. L’exciseuse traditionnelle a parfois le rôle de l’accoucheuse traditionnelle, elles sont reconnues dans la société et ont une place symbolique, leur savoir faire est transmis de génération en génération.
  • Problèmes de santé liés à l’excision : problème d’hygiène (lames et couteaux non stérilisés qui servent pour l’excision de plusieurs filles en même temps), risques d’hémorragie et d’infection, cicatrices, infections, décès. Sur le plus long terme, problème urinaire, problème gynécologique, complications grossesses et accouchements, ou lors de rapports sexuels.
  • Interdiction dans plusieurs pays du monde, mais la loi ne suffit pas à abolir cette pratique. La pratique est ancrée dans la société de certaines ethnies. Dans certains pays, l’excision est faite par des professionnels de la santé pour contourner les critiques sur la santé.
  • L’OMS prend position et considère que c’est une violation à l’intégrité physique et morale.
  • 4 catégories :
    – clytoridectomie : ablation partielle ou complète du clitoris
    – excision : ablation totale ou partielle du clitoris + petites et grandes lèvres
    – infibulation : rétrécir l’orifice vaginal
    – les autres interventions : néfastes dans l’appareil féminin à des fins non médicales
  • Problématique dans le contexte actuel car on retrouve ces formes un peu partout dans le monde notamment à cause des différentes dynamiques de migration.
  • Environ 500 000 femmes adultes résideraient en Europe avec une mutilation génitale féminine (62 000 en France), il n’y a pas que des femmes migrantes mais il y aussi des filles/ femmes françaises qui ont des parents originaires de pays pratiquant l’excision et sont donc exposées à ces problèmes dans le cadre de « voyages» dans les familles résidant dans le pays d’origine ou pendant les vacances scolaires.
  • Action :
    – éliminer les tabous autour du sujet
    – continuer à informer sur les conséquences pratiques
    – continuer les campagnes préventives auprès des familles (« Excision parlons-en», la Maison des femmes)
    – prendre des textes interdisant ces mutilations et que les lois soient appliquées
  • Sénégal : on invite les parents à signer une déclaration sur l’honneur de ne pas commettre de MGF sur leur fille, cette idée devrait être généralisée. A la naissance de la jeune, des documents qui permettent de convaincre la famille et l’entourage de ne pas exciser sont distribués. Il faut leur faire comprendre qu’ils feraient face à des problèmes génétiques. C’est un outil pour les parents qui se sentiraient obligés face à la pression familiale car ils ont un document légitime à présenter. Pour les demandes d’asile au Senegal pour une prise de conscience notamment juridique, des dialogues et négociations avec communistes concernés sont organisés pour trouver des solutions alternatives et non néfastes.
  • Kenya et d’autres groupes ethniques ont progressivement abandonné la pratique et à la place on propose des grandes cérémonies de célébration pour montrer le passage de l’adolescence à l’âge adulte.
  • Dans toutes les démarches de réflexion et de recherche, il est important d’impliquer systématiquement les femmes concernés, issues de ces communautés mais également les hommes, souvent ce sont des sociétés patriarcales et dont leur avis est très important. Ex en l’espèce : c’est le père de Fatoumata qui a renoncé à son excision.
  • Il est question aussi de mieux former les professionnels de santé et les étudiants sur les conséquences lourdes physiques et psychologiques : risque de complication (notamment grossesse et accouchement).

 Encourager tout le monde à adopter une approche sensible face à ces pratiques et d’adapter le discours de prévention car il est fait dans un cadre traditionnel, culturel et pour certaines sociétés leur ethnie c’est leur identité primaire. Il faut donc faire attention à certains mots pour ne pas stigmatiser les communautés concernés.

III. Intervention Docteur Sarah Abramowicz  : évolution de la pratique et le rôle des professionnels de la santé et les associations

 

  • Définition des Mutilations sexuelles féminines (MSF) : tout procédure impliquant une ablation totale ou partielle des organes génitaux externes féminins et/ou une blessure de ces organes génitaux pour une raison culturelle ou tout autre motif non thérapeutique. N’est pas semblable à la circoncision (couper la peau) ou à la nymphoplastie (couper les lèvres : esthétique) ou encore à l’épisiotomie lors de l’accouchent qui a un but thérapeutique.
  • Repose sur des mythes : le clitoris est un dard, qui va blesser l’homme pendant les rapports et tuer le bébé à la naissance. Ils pensent également que le clitoris pousse jusqu’aux genoux si on ne l’excise pas. Ce sont des croyances erronées.
  • Les justifications ne sont pas religieuses mais ethniques. Même si récemment de grands chefs religieux ont commencé à revendiquer que les femmes musulmanes soient excisées, ce qui consiste à une dérive vers la religion.
  • Cette pratique constitue un facteur social important, si les femmes ne sont pas excisées elles sont considérés comme « sales » par le reste de la communauté et donc sont isolées, mises sur le côté et exclues.
  • De plus, il y a des justifications hygiéniques et esthétiques : vestige de l’homme.
  • Enfin, une femme qui n’est pas excisée est considérée comme ne pouvant pas gérer ses pulsions et rendra son mari cocu. C’est une répression à la sexualité pour éviter les désirs incontrôlables de la femme.
  • Au Congo, le type 4 de l’excision est pratiqué : il s’agit de mutilations de guerre au couteau.
  • Au niveau juridique, c’est interdit en France au pénal : reconnaissance juridique en France (peine de prison). En Afrique, la Charte africaine condamne l’excision mais c’est plus ou moins accepté car ils arrêtent l’excision mais n’arrêtent pas l’exciseuse. De plus, toutes les instances comme l’ONU, l’UNICEF ou l’OMS luttent contre les MSF.
  • Normalement, en France il n’y a plus d’excision qui ont lieu sur le territoire car les dernières exciseuses ont été arrêtés et même certaines familles qui faisaient exciser leurs filles ont été arrêtés. Mais les parents continuent à amener leur fille en vacances dans le pays d’origine pour les faire excisées avant de revenir en France. On essaie de prévenir les adolescentes de ce risque, avant cela concernait beaucoup les nouveaux nés, mais désormais il y a un suivi PMI jusqu’à 6 ans pour les familles à risque qui sont signalées. La nouvelle tendance est donc d’envoyer les filles vers 12/13 ans au pays, parfois elles ne reviennent jamais car elles se font marier.
  • 5% des filles/ femmes excisées vivent en Europe et viennent pour plus de la moitié d’Egypte (96% d’excision), Ethiopie et Indonésie.
  • Il s’agit d’un gros tabou en Egypte, il est difficile d’en parler avec elles presque impossible ce qui n’est pas le cas pour les autres femmes, notamment d’Afrique où elles sont assez libérées sur le sujet avec les médecins.
  • Conséquences de l’excision : douleurs, saignements (jusqu’à la mort si l’organe à côté est touché), blessures si résistance de la fille, conséquences sur la sexualité (douloureuse), douleurs à l’accouchement, conséquences psychologiques (92% des patientes sont complexées ou subissent du stress post-traumatiques) et sociales (complexes car elles ont subi une tradition qui n’est pas la leur en France : elles n’osent plus se mettre nue).
  • L’excision reste tout de même une norme sociale : ne pas être excisé peut être source de moquerie et les parents qui refusent l’excision sont très courageux et savent les risques qu’ils prennent. L’excision est un dilemme qui affecte la sexualité, il y a un conflit idéologique et culturel entre la sexualité pour une femme française (considérée comme libérée) et pour une femme de certaines ethnies (sexualité = plaisir de l’homme et pas celui de la femme = procréation).
  • Peu d’évolution des MSF car ne diminue pas dans les pays les plus touchés mais seulement dans ceux qui excisent pas comme au Sénégal par exemple. Cela est du aux différentes campagnes de préventions, etc. L’objectif de la fin des MSF en 2020 de l’ONU ne pourra être atteint.
  • Ce qu’en disent les femmes : les femmes doivent se rendre compte de cette pratique car elles s’excisent entre elles. Pourtant, on voit que les hommes sont souvent défenseurs, contre la pratique de l’excision quand ils réalisent le danger pour la santé.
  • Les familles ne font souvent pas le lien entre les problèmes de santé, problème sexuels, la fertilité ou les complications à l’accouchement avec l’excision. Cela doit être expliqué.
  • Rôle des professionnels de santé et association : sensibiliser, faire évoluer les lois, dépister, accompagner, prise en charge, prévenir de la perpétuation. UNICEF lutte contre l’excision au niveau de la population, sur le terrain pour faire évoluer les normes. Ils luttent également au niveau des instances officielles pour faire évoluer les lois. Ils concluent que la pratique est très tenace, qu’elle continue malgré le recul de certaines traditions et les chiffres continuent d’augmenter même si le pourcentage diminue (augmentation de la population). Il faut donc orienter vers les associations (collectif féministe contre le viol, aides aux victimes, GAMS, unité de prise en charge spécialisé).
  • Souvent, les motifs de consultation sont les douleurs (cicatrices), la sexualité ou l’identité (elles ont l’impression qu’il leur manque quelque chose pour se sentir femme).
  • La prise en charge doit être multidisciplinaire, à Montreuil il y a : sage femme, psychologue, sexologue, chirurgien sur demande d’un suivi au long terme et d’une « réparation ». Groupes de paroles, services sociaux.
  • Chirurgie de la clitoridoplastie : technique mise en place en France par le Docteur Foldès, s’est développée en Belgique, Suisse et au Canada mais se fait notamment en France. Elle est remboursée à 100% pour la sécurité sociale. Le consentement de la personne est nécessaire. Au niveau technique, c’est assez simple : on nettoie le clitoris et on le remet à la bonne place (car « caché » derrière l’os). Ce n’est pas une greffe.
  • Objectif principal : prévenir et éviter la perpétuation, il faut dépister toutes les femmes et 9/10 vont dire qu’elles sont excisées.

IV. Questions

  • D’autres centres ? Peu de chirurgiens font des réparations, la majorité se fait autour de Paris sinon une unité à Rouen.
  • Formation professionnels de la santé ? Depuis 4/5 ans, des modules sont intégrés dans les cours de sage femme et médecin sur l’excision ou les MSF.
  • Terme « excision » banalisé ? les anglophones parlent de mutilations génitales féminines c’est une approche plus médicale et ethniques avec qu’en France on prend en compte la globalité des dimensions – sexuelles, physiques et psychologiques. En France on s’est battu pour parler de mutilations sexuelles féminines car entrave la sexualité des femmes.
  • Prise en charge de l’excision par la médecine à l’étranger : bonne ou mauvaise chose ? Il s’agit d’une mauvaise chaude, car on encadre une pratique illégal qui officialise et règle le discours sur le problème de la santé (les filles sont anesthésiées). C’est un contournement de la loi qui généralise une pratique. Pas de limite. Problème d’éthique. Violation à l’intégrité physique et morale. Très lucratif car bien payé.
  • Pourquoi pas d’évolution ? Les lois ne sont pas appliquées et pas de sanction, lorsqu’une personne veut dénoncer les politiciens africains, ils risquent leurs vies (cf prix nobel de la paix).
  • Nouvelles techniques ? La réparation en Suisse peut faire intervenir un neurochirurgien l’opération dure 8h, il va chercher les nerfs au microscope et les regreffe. Eux ne font pas ça, l’opération dure 3 heures ils vont retirer les nerfs en même temps que le clitoris et les nerfs vont se reconstituer tout seul, pour cela il est demandé aux femmes de faire de la rééducation en se masturbant.
  • Pourquoi pas de réaction des parents quand ils voient les conséquences ou que une de leurs filles meurent ? Quand une fille décède suite à l’excision il y a une notion de destinée, si elle est morte c’est qu’elle devait mourir. Mais cela peut avoir un impact, exemple d’une femme qui n’a pas fait exciser l’ensemble de sa fille suite à la mort de l’ainée. De même une de ses patientes racontait que parmi les 21 filles excisées le même jour qu’elle seules 6 ont survécu, elle a donc fuit la Mali pour que sa fille ne soit pas excisée.
  • Le pouvoir de la Charte africaine ? Signée par 29 pays mais les pays ont signé pour signer sauf que les lois ne sont pas appliquées.

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s